Les spécificités du régime de la micro-entreprise
La micro-entreprise n’est pas une forme juridique mais un régime fiscal et social simplifié applicable à l’entreprise individuelle. Sa simplicité a des limites, qu’il faut connaître avant de les atteindre.
1. Des plafonds de chiffre d’affaires. 188 700 € pour la vente et l’hébergement, 77 700 € pour les services et les activités libérales, appréciés sur l’année civile et révisés tous les trois ans. Un dépassement sur deux années consécutives entraîne la sortie du régime.
2. Un abattement forfaitaire à la place des charges réelles. 71 % pour la vente, 50 % pour les services, 34 % pour les activités libérales. L’impôt se calcule sur le chiffre d’affaires diminué de cet abattement, que vos charges réelles soient plus faibles ou plus élevées.
3. Des cotisations proportionnelles au chiffre d’affaires. Déclarées et payées mensuellement ou trimestriellement, sans régularisation, mais sans déduction possible des charges. Pas de chiffre d’affaires, pas de cotisation, mais pas de droits non plus.
4. La franchise en base de TVA. Sous des seuils propres, l’auto-entrepreneur ne facture pas la TVA et ne la récupère pas. Le dépassement fait basculer dans la TVA en cours d’année, avec obligations déclaratives immédiates.
5. Une comptabilité allégée. Un livre des recettes, un registre des achats pour les activités de vente, des factures conformes, un compte bancaire dédié au-delà de 10 000 € de chiffre d’affaires pendant deux ans.
6. La CFE et les autres obligations. La cotisation foncière des entreprises est due dès la deuxième année ; les obligations d’assurance (décennale pour le bâtiment, responsabilité civile pour certaines activités) et les qualifications professionnelles s’appliquent comme à toute entreprise.
Les erreurs les plus fréquentes chez les micro-entrepreneurs
- Découvrir la TVA après le seuil. L’auto-entrepreneur qui dépasse le seuil de franchise en juin doit facturer la TVA sur toutes les prestations du mois de juin, régulariser les factures déjà émises et déclarer. Les clients particuliers ne récupèrent pas la TVA : c’est une perte sèche de 20 % ou une hausse de prix.
- Rester au micro avec des charges élevées. Un artisan qui achète 40 % de matériaux, loue un local et amortit un véhicule est perdant avec un abattement de 50 %. À 70 000 € de chiffre d’affaires, l’écart d’impôt et de cotisations avec une EURL au réel peut atteindre plusieurs milliers d’euros par an.
- Oublier la CFE ou le compte dédié. La CFE arrive en décembre de la deuxième année, souvent inattendue ; l’absence de compte bancaire dédié complique la justification des recettes en cas de contrôle.
Ce que nous faisons pour les auto-entrepreneurs
- La vérification des seuils : plafonds du micro, franchise en base de TVA, compte dédié, CFE, avec projection sur l’année.
- La mise en place de la TVA au franchissement du seuil : immatriculation, choix du régime, première déclaration, régularisation des factures.
- La simulation de passage en société : micro contre EURL et SASU, avec impôt, cotisations, protection sociale et trésorerie nette.
- L’accompagnement du passage en société : choix du statut, statuts, immatriculation, transfert de l’activité, décrit sur la page création d’entreprise à Lyon.
- La vérification des factures et des mentions obligatoires, y compris pour la facturation électronique dont les micro-entreprises ne sont pas dispensées.
- Le conseil sur le versement libératoire, l’ACRE et les aides à la création.
- La comptabilité complète après le passage en société, en fonctionnement dématérialisé décrit sur la page comptabilité en ligne.
Nos clients auto-entrepreneurs dans la région lyonnaise
Les micro-entrepreneurs qui nous consultent exercent dans tous les secteurs : artisans du bâtiment de l’Est lyonnais, consultants et développeurs de Lyon et Villeurbanne, chauffeurs VTC, coachs et thérapeutes de l’Ouest lyonnais, vendeurs en ligne. Beaucoup viennent au moment du premier dépassement de seuil ; certains viennent avant, ce qui est préférable.
Combien coûte un expert-comptable pour un auto-entrepreneur ?
| Besoin | Format | Honoraires |
|---|---|---|
| Vérification des seuils et conseil | Rendez-vous d’une heure + note écrite | Premier rendez-vous offert ; suite sur devis |
| Mise en place de la TVA | Immatriculation, régime, première déclaration | Forfait ponctuel |
| Simulation de passage en société | Rapport chiffré micro / EURL / SASU | Forfait ponctuel |
| Création de la société et comptabilité complète | Statuts, formalités, puis forfait mensuel | Forfait mensuel sur devis |
Les forfaits ponctuels sont chiffrés à l’avance, par écrit, après un premier échange téléphonique gratuit : vous savez ce que coûte la mission avant de la confier, et rien n’est facturé au-delà.
Le devis en ligne décrit la logique générale et déclenche une proposition écrite.
Faut-il rester en micro-entreprise ?
Le régime micro est excellent pour tester une activité, exercer un complément de revenu ou une activité de services à faibles charges. Il devient pénalisant quand l’activité grandit. Notre simulateur de statut juridique compare micro, EURL et SASU, l’arbre de décision du statut détaille les critères, et l’article franchise en base de TVA : les seuils à jour précise les seuils qui déclenchent la TVA. Les freelances et consultants, les artisans du bâtiment et les chauffeurs VTC disposent de pages dédiées.
Le calendrier d’un micro-entrepreneur sur l’année
Même simplifié, le régime micro a des dates. Chaque mois ou trimestre : déclaration du chiffre d’affaires encaissé à l’URSSAF et paiement des cotisations, avec ou sans versement libératoire ; la déclaration est obligatoire même si le chiffre d’affaires est nul. Janvier : vérification du chiffre d’affaires de l’année écoulée par rapport aux plafonds du micro et aux seuils de franchise de TVA, calcul de la moyenne sur deux ans, décision de rester ou de changer de régime. Avril-juin : déclaration de revenus 2042-C-PRO avec le chiffre d’affaires annuel par catégorie (ventes, services, libéral), même en cas de versement libératoire. Septembre : point d’étape sur les seuils à trois mois de la fin d’année, pour anticiper un dépassement et préparer, le cas échéant, le passage en société au 1er janvier. Décembre : paiement de la CFE le 15, dernière déclaration de chiffre d’affaires de l’année, déclaration initiale de CFE (formulaire 1447-C) avant le 31 décembre pour une activité créée dans l’année. Le cabinet propose aux micro-entrepreneurs un rendez-vous en janvier et un en septembre : c’est à ces deux dates que les décisions se prennent.
Questions fréquentes des auto-entrepreneurs et micro-entrepreneurs
Quels sont les plafonds de chiffre d'affaires de la micro-entreprise ?
188 700 € pour les activités de vente de marchandises et d'hébergement, 77 700 € pour les prestations de services et les activités libérales (seuils applicables aux années 2023 à 2025, révisés pour la période 2026-2028 par la loi de finances ; à vérifier sur service-public.fr). Le dépassement pendant deux années consécutives fait sortir du régime au 1er janvier suivant.
Un auto-entrepreneur doit-il facturer la TVA ?
Non tant qu'il reste sous les seuils de la franchise en base, distincts des plafonds du micro et révisés en 2025. Au-delà, la TVA devient exigible dès le premier jour du mois de dépassement, et l'auto-entrepreneur doit obtenir un numéro de TVA, facturer, déclarer et payer, tout en restant au régime micro pour l'impôt. C'est le moment où un cabinet devient utile.
Quelles sont les cotisations sociales d'un micro-entrepreneur ?
Un pourcentage du chiffre d'affaires encaissé, déclaré chaque mois ou chaque trimestre à l'URSSAF : de l'ordre de 12 % pour la vente, 21 % pour les prestations commerciales et artisanales, et un taux relevé progressivement pour les professions libérales non réglementées (26,1 % en 2026). L'ACRE réduit ces taux de moitié la première année sous conditions. Vérifiez les taux de l'année sur autoentrepreneur.urssaf.fr.
Quand faut-il passer en société ?
Quand vos charges réelles dépassent l'abattement forfaitaire (71 % vente, 50 % services, 34 % libéral), quand vous approchez des plafonds, quand vous voulez embaucher, déduire un véhicule ou un local, récupérer la TVA sur des investissements, ou protéger votre patrimoine personnel. Une simulation compare la micro-entreprise, l'EURL et la SASU avec vos chiffres.
Le versement libératoire est-il intéressant ?
Il permet de payer l'impôt sur le revenu en même temps que les cotisations, à un taux fixe sur le chiffre d'affaires (1 %, 1,7 % ou 2,2 % selon l'activité), à condition que le revenu fiscal de référence du foyer ne dépasse pas un plafond. Il est avantageux pour les tranches marginales élevées et défavorable pour un foyer faiblement imposé, qui paierait un impôt qu'il n'aurait pas dû.
Combien coûte un expert-comptable pour un auto-entrepreneur ?
Pour un micro-entrepreneur, le cabinet propose un accompagnement ponctuel (vérification des seuils, simulation de passage en société, mise en place de la TVA) chiffré à l'acte, plutôt qu'un forfait mensuel. Le passage en société ouvre ensuite sur le forfait mensuel de comptabilité complète.
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